Affichage des articles dont le libellé est 51-58). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 51-58). Afficher tous les articles

dimanche 16 août 2015

2015-08-16 - B - 20ème dimanche du temps ordinaire - « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-58)


20ème dimanche du Temps Ordinaire
1ère lecture : « Venez, mangez de mon pain, buvez le vin que j’ai préparé » (Pr 9, 1-6)
Lecture du livre des Proverbes
La Sagesse a bâti sa maison,
elle a taillé sept colonnes.
    Elle a tué ses bêtes, et préparé son vin,
puis a dressé la table.
    Elle a envoyé ses servantes, elle appelle
sur les hauteurs de la cité :
« Vous, étourdis, passez par ici ! »
À qui manque de bon sens, elle dit :
    « Venez, mangez de mon pain,
buvez le vin que j’ai préparé.
    Quittez l’étourderie et vous vivrez,
prenez le chemin de l’intelligence. »
    – Parole du Seigneur.
2ème lecture : « Comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur » (Ep 5, 15-20)
Lecture de la lettre de saint Paul aux Éphésiens
Frères,
    prenez bien garde à votre conduite :
ne vivez pas comme des fous, mais comme des sages.
    Tirez parti du temps présent,
car nous traversons des jours mauvais.
    Ne soyez donc pas insensés,
mais comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur.
    Ne vous enivrez pas de vin, car il porte à l’inconduite ;
soyez plutôt remplis de l’Esprit Saint.
    Dites entre vous des psaumes, des hymnes et des chants inspirés,
chantez le Seigneur et célébrez-le de tout votre cœur.
    À tout moment et pour toutes choses,
au nom de notre Seigneur Jésus Christ,
rendez grâce à Dieu le Père.
    – Parole du Seigneur.
Evangile : « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-58)
Acclamation :
Qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi, et moi en lui, dit le Seigneur.
Alléluia.
(Jn 6, 56)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
Jésus disait à la foule :
    « Moi, je suis le pain vivant,
qui est descendu du ciel :
si quelqu’un mange de ce pain,
il vivra éternellement.
Le pain que je donnerai, c’est ma chair,
donnée pour la vie du monde. »
    Les Juifs se querellaient entre eux :
« Comment celui-là
peut-il nous donner sa chair à manger ? »
    Jésus leur dit alors :
« Amen, amen, je vous le dis :
si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,
et si vous ne buvez pas son sang,
vous n’avez pas la vie en vous.
    Celui qui mange ma chair et boit mon sang
a la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
    En effet, ma chair est la vraie nourriture,
et mon sang est la vraie boisson.
    Celui qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi,
et moi, je demeure en lui.
    De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,
et que moi je vis par le Père,
de même celui qui me mange,
lui aussi vivra par moi.
    Tel est le pain qui est descendu du ciel :
il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.
Eux, ils sont morts ;
celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
    – Acclamons la Parole de Dieu.


20ème du temps ordinaire…
20ème dimanche du temps DE L’ordinaire…

Depuis Pâques, ils se sont égrainés, peut être sans que nous y fassions réellement attention… 11ème, 12ème, etc. etc. et nous arrivons aujourd’hui au 20ème

J’ai donc trouvé important de faire une nouvelle fois une petite pause pour nous rappeler que dans la liturgie il n’y a pas seulement qu’aux dimanches de fête où il se passe quelque chose d’important…

Le temps DE L’ordinaire n’est pas un temps où notre attention peut se relâcher, un temps où les dimanches s’égraineraient doucement, sans grand intérêt histoire de remplir le calendrier ou de nous permettre de faire la pause estivale.

Ce n’est absolument pas cela, bien au contraire !

Le temps DE L’Ordinaire nous est offert pour nous permettre de revisiter les fondamentaux de notre foi…
Le temps DE L’Ordinaire nous permet de revoir un à un les basiques qui nous permettent de conforter cette foi que le monde qui nous entoure et qui a tôt fait de faire vaciller, voir tomber !

Les textes de ce dimanche nous parlent de la Sagesse… Cette Sagesse qu’il nous faut acquérir justement pour ne pas permettre à notre foi de vaciller puis de tomber sous le coup des occupations et surtout des distractions de notre monde.

C’est ce que nous dit le texte de la première lecture.

Il nous interpelle : « Eh ! Oh ! Réveil ! Reconcentrez-vous sur ce qui est réellement important ! »

« La Sagette a bâti sa maison – Elle a taillé sept colonnes », c’est du solide on peut avoir confiance !
« Elle a tué ses bêtes, préparé son vin, - puis elle a dressé la table », tout est prêt, on attend  plus que nous.

Seulement voilà… Nous sommes tous tellement occupés par les choses de ce monde, nous sommes tous tellement distraits par toutes les futilités qui nous entourent que nous ne le voyons pas…

Pourtant, une maison avec 7 colonnes ça ne peut pas se rater… C’est que ça prend de la place quand même…

Et bien malgré tout personne à l’époque ne la voit…

C’est un peu comme si cette même Sagesse bâtissait une cathédrale à l’entrée de notre ville et que personne ne la voyait !

Ce sont là des métaphores mais des métaphores qu’il est facile d’appliquer dans notre temps…

Nous avons tous mille et une occupations…
Nous avons tous nos soucis, ces choses plus ou moins désagréables, plus ou moins douloureuses et qui occupent notre esprit…

Mais il n’y a pas que les soucis…
Il y a des choses bien plus futiles…

La télévision, cette petite boîte qui emplit notre vie à hauteur de 4H30 par jour et par français si on en croit les statistiques…

Les consoles de jeux, les ordinateurs, ces fameux téléphones qui existaient à peine il y a 10 ans et dont pourtant nous ne pouvons plus nous passer aujourd’hui puisque nous les utilisons jusque dans nos toilettes ou pire quand nous conduisons nos voitures.

Ah oui, j’allais oublier le sport… foot ou autre que nous pratiquons… Le dimanche matin bien entendu, et qui sont tellement importants eux aussi, que nous avons déplaçons des populations entières des églises vers les stades chaque dimanche matin…

Alors c’est sûr, nous n’avons plus le temps de nous occuper des choses importantes…

La Messe : La première sacrifiée sur l’autel de toutes ces futilités !
« Se retrouver le dimanche matin pour célébrer un Dieu dont on ne sait même plus s’il est parmi nous… A quoi bon… »

Après avoir vacillé, secouée par le foot, la télévision, les ordinateurs et les téléphones portables, notre rencontre dominicale a fini par tomber, comme notre foi, en passant au rang des choses inutiles.

Il en est de même du souci des autres… Trop occupés à nos activités individuelles et surtout très égoïstes, nous ne nous occupons plus pas exemple de nos pauvres…

Pour nous donner bonne conscience nous donnons quelques pièces - de nos superflus - quand on n’arrive pas à échapper aux quêteurs de plus en plus nombreux et on s’en remet à nos institutions à qui nous déléguons cette tâche que nous avons peur de faire nous-mêmes… Comme s’il était dégradant de tendre la main à son frère dans le besoin… Comme si la pauvreté été contagieuse et qu’on risquait de l’attraper en aidant son prochain…

Et je ne parle pas des enfants…

Quand par bonheur nous les accueillons dans notre vie, la place que nous leur accordons est comptée…
Nous disons vouloir leur donner le meilleur, le plus beau mais à peine sont-ils en âge de marcher – et même bien avant parfois – que nous les confions à des crèches ou des centres aérés pour nous permettre d’aller travailler ce qui ma foi peut encore se comprendre - même si cela est déjà assez douloureux – ou pire pour pouvoir prendre du temps pour faire ce fameux sport dont je parlais à l’instant ou quelques sorties entre amis…

Je reviens au texte de la première lecture…
Voyant tout cela, à l’époque des prophètes comme aujourd’hui,  la Sagesse continue cependant à nous appeler…

« Elle a envoyé ses servantes, elle appelle – sur les hauteurs de la cité »
Bien gentille elle se déplace en personne et elle se met à un endroit où chacun peut l’entendre… où pour être plus précis, où personne ne pourra faire semblant de ne pas l’avoir entendue !

« Vous, étourdis, passez par ici ! »
Elle est bienveillante… Elle ne nous appelle pas « inconscients » ou « lâches » mais seulement étourdis comme si elle voulait ne pas nous vexer et nous donner ainsi encore une chance de tourner les yeux vers elle

À qui manque de bon sens, elle dit :
    «Venez, mangez de mon pain, buvez le vin que j’ai préparé. Quittez l’étourderie et vous vivrez, prenez le chemin de l’intelligence. »
Elle nous offre le repas pour que nous nous arrêtions et nous invite enfin à prendre le chemin de l’intelligence…

Cette Sagesse, c’est Dieu et l’Eglise…
De partout on nous invite à ouvrir les yeux sur nos pratiques futiles et à les abandonner pour nous consacrer au Seigneur et à nos frères.

Les deux premiers commandements : Aimer Dieu et son prochain !

Mais ce ne sont pas des commandements au sens où les hommes les entendent…
Ce ne sont pas des lois qu’on nous demande de respecter comme on respecte le code de la route…
Et Dieu n’est pas le gendarme qui viendra nous coller une amende si nous ne les respectons pas.

Ces commandements sont en fait des recommandations, des certitudes, des évidences que Dieu nous donne comme la recette du vrai bonheur, celui de nos frères mais également le nôtre.

Ecouter Dieu, le retrouver dans la lecture de la Bible, la Prière et les Sacrements c’est le meilleur moyen de comprendre que c’est en se mettant comme lui, par Amour, au service des autres que nous serons réellement heureux et que nous remplirons nos vies de choses bien plus utiles que les programmes télé ou autres activités futiles du même genre.

C’est également le sens de l’Evangile de ce jour… Un Evangile qui fait suite à ceux des derniers dimanches et dans lesquels le Christ ne cesse de répéter qu’il est venu offrir sa vie pour que nous comprenions cela.

Les Juifs qui l’entouraient n’ont pas voulu l’écouter…
L’esprit embrouillé par toutes leurs croyances, le jugement obscurci par le souci de garder leurs quelques privilèges, ils ont accusé de blasphème celui qui disait venir au nom de Dieu.

Plutôt que d’écouter la Sagesse, ils ont poursuivi leurs activités.

Et c’est vrai… Ce que dit Jésus dans cet Evangile n’est pas forcément facile à comprendre, surtout à cette époque…

« Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,  et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang  a la vie éternelle ; »

Peut-être vous dites-vous, vous aussi, que Jésus aurait pu se fendre d’une explication… qu’il aurait pu leur expliquer ce que j’ai tenté de vous faire comprendre depuis le début de mon homélie…

Mais l’heure n’est plus aux explications…
Jésus est parmi eux depuis un bon moment déjà…
Des explications, des signes il leur en a donné à profusion…
Ce qu’il attend d’eux aujourd’hui, c’est un acte de foi.

Et cet acte de foi c’est le même que celui auquel nous sommes invités nous aussi chaque dimanche quand nous participons à la communion.

Les signes nous les connaissons nous aussi…
Les explications, nous les avons eu au travers de toutes celles et ceux qui depuis la venue du Christ nous ont expliqué ses paroles et ses actes.

C’est donc bien à un acte de foi que nous appelle Dieu dans chaque Eucharistie.
C’est en entrant dans une communion d’amour avec Dieu que nous entrons également dans une communion d’amour avec nos frères…

Chaque Eucharistie, est pour nous l’occasion de nous recentrer sur ce qui est important.
La « Zapper » c’est prendre le risque de nous en éloigner, de nous laisser distraire et de ne plus percevoir ce qui est réellement important, ce qui peut réellement nous rendre heureux.

Dans quelques instants nous allons dire « Je crois en Dieu… »
Par ce « Je crois… », nous allons redire que nous faisons confiance aux paroles du Christ.

Faisons en sorte que ces paroles ne soient pas seulement des mots mais le vrai reflet de notre volonté d’aller à la rencontre de Dieu et de nos frères.


Amen.

dimanche 22 juin 2014

2014-06-22 - A - Le Saint Sacrement - « Le pain que je donnerai, c’est ma chair, pour la vie du monde» (Jn 6, 51-58)


Le Saint Sacrement
Solennité du Seigneur
1ère lecture : Dieu nourrit son peuple (Dt 8, 2-3.14b-16a)
Lecture du livre du Deutéronome
Moïse disait au peuple d'Israël :
« Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert ; le Seigneur ton Dieu te l'a imposée pour te faire connaître la pauvreté ; il voulait t'éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : est-ce que tu allais garder ses commandements, oui ou non ?
Il t'a fait connaître la pauvreté, il t'a fait sentir la faim, et il t'a donné à manger la manne — cette nourriture que ni toi ni tes pères n'aviez connue — pour te faire découvrir que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.
N'oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t'a fait sortir du pays d'Égypte, de la maison d'esclavage.
C'est lui qui t'a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif.
C'est lui qui, pour toi, a fait jaillir l'eau de la roche la plus dure. C'est lui qui, dans le désert, t'a donné la manne — cette nourriture inconnue de tes pères. »
2ème lecture : Le sacrement de l’unité (1Co 10, 16-17)
Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens
Frères,
La coupe d'action de grâce que nous bénissons, n'est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps du Christ ?
Puisqu'il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.
Evangile : « Le pain que je donnerai, c’est ma chair, pour la vie du monde» (Jn 6, 51-58)
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Tu es le pain vivant venu du ciel, Seigneur Jésus. Qui mange de ce pain vivra pour toujours. Alléluia. (cf. Jn 6, 51.58)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Après avoir nourri la foule avec cinq pains et deux poissons, Jésus disait :
« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »
Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.
Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »





Nous fêtons aujourd’hui le Saint Sacrement et tout au long de l’Evangile que nous venons d’entendre, on nous parle de nourriture et plus particulièrement de pain.

Saint Sacrement, Pain… peut-être n’avions nous pas imaginé jusque là trouver ces deux notions dans une même fête.

Et pourtant tout est là.

Les trois textes de ce dimanche nous disent la même chose même si elles se situent à des époques différentes.

Chronologiquement – c’est parfois bon de les reprendre ainsi – nous avons la première lecture qui se passe au temps de Moïse, puis l’Evangile qui est contemporain de Jésus Lui-même et enfin la seconde lecture qui est la plus récente.

Que fait Moïse dans le livre du Deutéronome ?
Il fait en quelque sorte le bilan des 40 années que le peuple Hébreux a passé dans le désert.

Il revient sur les souffrances de ce peuple… La faim, la soif, la chaleur…
Il les présente comme une épreuve imposée par Dieu.
Et il est probable que si nous n’y regardons pas de plus près, nous aussi, 21 siècles plus tard nous le voyons ainsi…

Et pour autant n’aurait-t-elle pas plutôt été cadeau de Dieu ?
Et là vous vous dites sans doute que je commence fort… « Voir une traversée de 40 ans dans le désert comme un cadeau de Dieu… Il y va fort le diacre… »

Et si au-delà de l’épreuve physique, si au-delà de toutes les difficultés rencontrées par le peuple, nous acceptions d’y voir tout l’enseignement qu’il a acquis…

Même s’il a beaucoup souffert, ce peuple a sans doute cependant beaucoup appris aussi… Appris à comprendre ce que Dieu attend de l’homme…

Jusque là, je ne suis pas certain qu’on puisse trouver une épreuve où Dieu ait été aussi présent, aussi proche de son peuple.

Jamais, malgré toutes les douleurs de cette traversée, Dieu n’a abandonné son peuple.
La manne… qu’il a trouvée au petit matin.
L’eau qui a jailli du rocher…
Même s’il n’a pas vécu cette traversée dans l’opulence, le peuple n’a cependant manqué de rien ou tout du moins pas de l’essentiel.

Et non seulement il n’a jamais abandonné son peuple, mais en plus Il lui a toujours pardonné ses doutes et ses égarements.
Alors que le peuple récriminait contre Lui et contre Moïse, Dieu lui a donné la manne…
Alors qu’il créait un veau d’or, il lui a donné les tables et les lois comme autant de points de repère.
Sans cesse, Dieu a cherché à s’ajuster aux hommes.
Sans cesse, Dieu a cherché à trouver le moyen de se faire comprendre, de se révéler aux hommes.

La parallèle avec nos vies 21 siècles plus tard est assez facile à faire.

C’est vrai, nombre d’entre nous rencontrent des difficultés, parfois très nombreuses et très lourdes dans leurs vies…
Souvent, comme le peuple Hébreux, nous nous demandons où est notre Dieu…
Comme ce peuple, nous doutons… Comme ce peuple nous récriminons… Comme ce peuple nous créons nos propres veaux d’or, ceux que nous avons adaptés à notre époque et que nous appelons mode, technologie, etc.

Mais si nous faisons le parallèle jusqu’au bout, si comme Moïse nous acceptons de regarder avec clairvoyance les évènements difficiles et parfois douloureux de nos vies, alors il y a de fortes chances que nous verrons également que Dieu ne nous abandonne jamais, que jamais il ne vous prive de l’essentiel.

C’est vrai, il ne descend pas en personne pour résoudre nos problèmes d’un coup de baguette magique. Ca, c’est que NOUS, nous pensons être le meilleur pour nous…
Mais si nous acceptons de comprendre que Dieu sait mieux que nous ce qui est bon pour nous, alors nous verrons de façon claire, qu’Il est présent dans le sourire de cet ami qui partage notre peine, de ce professionnel de santé dans le regard de qui nous trouvons une vraie compassion un vrai souci de soulager nos douleurs et chacun d’entre nous pourra trouver les exemples adaptés à sa propre situation.

Dieu marche avec nous tout le temps et si nous ne le voyons pas c’est peut-être parce que – aveuglés par la souffrance des difficultés – nous ne pouvons pas, ou nous ne voulons plus le voir.

Une fois cette certitude établie, nous pouvons nous pencher sur le texte de l’Evangile.

« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie.»

Sachons regarder au-delà ce qui bloque les Juifs de ce texte…
Ils s’arrêtent sur les mots et ne cherchent pas à comprendre le sens.
Notez au passage qu’eux seuls ont ces interrogations…

Les très nombreuses Personnes qui étaient présentes ne comprennent sans doute pas tout de ce que Jésus leur dit, mais elles viennent de pouvoir se nourrir grâce à lui…
Du coup, de façon très « terre à terre », elles sont attentives à ce que Jésus leur dit.
Je viens de le dire, elles ne comprenaient sans doute pas tout, mais au moins avaient elles leur esprit assez ouvert pour entendre tout le message du Christ et ne pas fermer leurs oreilles et surtout leurs cœurs parce que quelques mots peuvent leur sembler difficile à comprendre.

Dans cet Evangile, le Christ, une nouvelle fois, nous demande de le suivre…
Il nous demande de caler notre vie sur la sienne pour obtenir la vie éternelle.

Et une fois encore, Jésus ne donne pas la vie éternelle comme une récompense…
Une fois encore, j’insiste sur le fait que Dieu ne donne pas de bons points.
Une fois encore, j’insiste sur le fait qu’il n’est pas un apothicaire  qui aurait un grand livre avec les noms de chacun d’entre nous et qui mettrait un rond vert en face de ces noms quand nous faisons une bonne action ou une croix rouge quand nous en faisons une mauvaise.

Il nous aime et c’est tout.

Et si le Christ nous dit que c’est en calant nos vies sur la sienne que nous obtiendrons la vie éternelle, c’est simplement parce que ce n’est qu’en agissant à son image que nous aurons une vie qui nous permettra de comprendre le bonheur que représente la vie éternelle et de la rejoindre vraiment.

Pour terminer nous trouvons le très court texte de la seconde lecture.

C’est ce texte qui nous dit que chaque fois que nous participons aux sacrements et plus particulièrement à l’Eucharistie, nous faisons un corps à corps avec Dieu, que nous puisons à la source et que nous refaisons « le plein » si je puis dire, pour repartir dans le monde à la suite du Christ.


Amen